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Ă€ PROPOS DE L’IDLO : L’Organisation internationale de droit du dĂ©veloppement (IDLO) est la seule organisation intergouvernementale mondiale exclusivement dĂ©diĂ©e Ă la promotion de l’état de droit et de l’accès Ă la justice. L’IDLO Ĺ“uvre pour permettre aux gouvernements et aux populations de rĂ©former les lois et de renforcer les institutions afin de promouvoir la paix, la justice, le dĂ©veloppement durable et les opportunitĂ©s Ă©conomiques. Ses programmes, ses recherches et son plaidoyer couvrent l’ensemble du spectre de l’état de droit, depuis la consolidation de la paix et des institutions jusqu’au dĂ©veloppement social et au redressement Ă©conomique des pays sortant d’un conflit et aspirant Ă la dĂ©mocratie.
L’IDLO possède le statut d’observateur auprès de l’Assemblée générale des Nations Unies. Son siège se trouve à Rome et elle dispose d’un bureau secondaire à la Haye, de bureaux de liaison auprès des Nations Unies à New York et à Genève, ainsi que de bureaux de pays dans 18 pays répartis dans toutes les régions du monde.
L’IDLO AU MALI :
Le Mali est membre de l’IDLO depuis 2017, et l’organisation y est active depuis 2016. Afin de soutenir ses activités, l’IDLO a signé un Accord de siège en 2016 avec la mise en œuvre du projet chaine pénale au nord du Mali, acquérant ainsi un statut juridique au Mali.
Actuellement le Programme intégré d’appui aux systèmes de justice pénale du Mali, du Burkina Faso et du Niger met en œuvre par l’IDLO, vise à améliorer la qualité de la justice en renforçant son accessibilité, sa conformité aux droits humains, son efficacité, sa transparence, sa sensibilité au genre et son adéquation aux besoins des justiciables.
Financé par le Ministère du Commerce extérieur et de la Coopération au développement des Pays-Bas, le Programme s’étend de décembre 2019 à juin 2026.
Intervention de l’IDLO au MALI :
L’IDLO est présente au Mali depuis 2016 pour appuyer le renforcement de l’État de droit et contribuer à l’amélioration de l’accès à la justice. À travers la mise en œuvre des Programmes : « Chaine pénale au nord du Mali en 2016 » et « Programme d’appui intégré aux systèmes de justice pénale du Mali, Burkina Faso et Niger » à partir de 2019, l’IDLO œuvre au renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale, de la Commission nationale des droits humains (CNDH) et la Direction nationale des affaires judiciaires et du sceau. Il s’agit essentiellement d’œuvrer à la consolidation des capacités des acteurs judiciaires, au renforcement de la chaîne pénale, à la promotion des droits humains ainsi que le soutien aux mécanismes d’assistance judiciaire au profit des personnes vulnérables. L’IDLO travaille en étroite collaboration avec les structures bénéficiaires et les autres partenaires techniques et financiers pour plus accessibles, plus respectueuses des droits humains, plus rapides, plus transparentes, plus redevables et plus axées sur les besoins des populations.
LA Mission :
En collaboration avec le ministère de la justice et des cadres de concertations de la chaine pĂ©nale des rĂ©gions concernĂ©es, sous la supervision gĂ©nĂ©rale du Program Lead en coordination avec l’Assistant chargĂ© du suivi -Ă©valuation du bureau pays, le coordinateur des programmes et le Consultant suivi-Ă©valuation du Sahel et sous la direction technique de l’Ă©quipe de dĂ©veloppement et de suivi des programmes de l’IDLO au siège, le consultant aura pour mission d’atteindre les objectifs clĂ©s suivants :
Objectif général de l’étude : L’objectif général de la mission est de réaliser une étude d’évaluation participative visant à analyser de façon exhaustive les interactions, les capacités institutionnelles et les mécanismes de coordination entre la justice formelle, les structures spécialisées dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, ainsi que les mécanismes de justice coutumière et informelle au Mali, afin d’identifier les besoins, les lacunes et les opportunités de renforcement du système de justice dans un contexte d’insécurité et d’extrémisme violent.
Elle (la mission) permettra également de proposer des réformes juridiques pour une meilleure intégration de la justice de proximité dans le système pénal.
Objectifs spécifiques : L’étude devra poursuivre les objectifs spécifiques suivants :
- Évaluer le niveau de coordination entre la justice formelle et la justice informelle :
- Evaluer le niveau de collaboration entre les acteurs de la justice formelle et informelle ;
- Examiner la perception des usages (confiance envers l’institution, sentiment de justice) ;
- Evaluer l’interaction entre la justice informelle et le droit étatique (reconnaissance légale, interconnexion et compatibilité avec le système formel).
- Évaluer le niveau de coordination et de coopération pour les affaires de criminalité transnationale organisée (CTO) et le terrorisme :
- Examiner la rapidité, la fiabilité et la sécurité du partage de renseignements entre agences de renseignement, forces de police et unités de renseignement financier ;
- Évaluer la performance des Ă©quipes conjointes d’enquĂŞte et de la synchronisation des actions sur le terrain en mettant l’accent sur les mĂ©canismes opĂ©rationnels ;
- Comptabiliser les bases de données techniques et juridiques dans les affaires de criminalité transnationale organisée (CTO) et le terrorisme.
- Analyser les lacunes pour les affaires de criminalité transnationale organisée (CTO) et de terrorisme :
- Examiner les divergences lĂ©gislatives entre États, entravant la poursuite pĂ©nale et l’extradition ;
- Analyser les différents obstacles administratifs (Bureaucratie, niveau de collaboration ainsi le degré de confiance ou rivalités interinstitutionnelles) ;
- Examiner les déficits, notamment en personnel formé, en technologie ou en financement.
- Examiner la possibilité de reproduire le modèle des CdC pour les affaires de criminalité transnationale organisée (CTO) et de terrorisme :
- Analyser les capacités d’adaptation et de transposabilité des CdC à des contextes nationaux ou régionaux différents ;
- Examiner les capacités des structures à traiter efficacement les liens entre criminalité organisée (ex : trafic de drogue, traite) et terrorisme en lutant efficacement contre la menace hybride ;
- Identifier les facteurs de succès dans les modèles existants pour une reproduction efficace (les bonnes pratiques).
- 5. Formuler des recommandations stratégiques et opérationnelles :
- Identifier et prioriser les besoins (ressources humaines, investissements, équipements, outils numériques, coopération) ;
- Proposer un plan d’appui.
- Lacunes institutionnelles :
- IndĂ©pendance du pouvoir judiciaire : Pressions politiques, manque d’autonomie budgĂ©taire ;
- IntĂ©gritĂ© et dĂ©ontologie : PrĂ©vention de la corruption, conflits d’intĂ©rĂŞts, manquements aux devoirs de probitĂ© ;
- Responsabilité et redevabilité : Mécanismes de discipline inefficaces, difficultés pour les justiciables de déposer des plaintes contre les magistrats.
- Lacunes juridiques :
- Accès à la justice : Coût des procédures, éloignement géographique des tribunaux, complexité du droit ;
- Droits de la dĂ©fense : Accès limitĂ© Ă une aide juridique, assistance de l’avocat retardĂ©e ou inefficace
- Formation des acteurs : Manque de spécialisation des juges, faible connaissance des normes internationales.
- Lacunes opérationnelles :
- Lenteur et surcharge : Délais excessifs dans le traitement des dossiers, arriérés judiciaires importants ;
- Gestion des ressources : Manque de personnel de greffe, vĂ©tustĂ© des infrastructures, absence d’outils numĂ©riques ;
- Manque de transparence : DifficultĂ© d’accès Ă l’information sur l’Ă©tat des procĂ©dures pour les justiciables.
- Lacunes de confiance :
- Perception de partialitĂ© : Sentiment d’une justice Ă deux vitesses, mĂ©fiance envers les dĂ©cisions rendues ;
- Communication : Manque de transparence, mauvaise compréhension des décisions judiciaires, opacité des débats ;
- Légitimité : Écart entre les attentes de la société et les décisions de justice.
- Cartographie et analyse fonctionnelle : Identifier les acteurs de la justice informelle (cadis, chefs traditionnels, dozos), leurs domaines de compétence (foncier, famille, dettes) et leur taux de sollicitation par la population ;
- Conformité aux droits humains : Évaluer si les mécanismes informels respectent les droits fondamentaux, notamment ceux des femmes, des filles et des personnes vulnérables ;
- Renforcement de la confiance : Analyser les causes de méfiance envers la justice étatique (corruption, lenteur, manque de ressources) et les stratégies pour rétablir la confiance ;
- MĂ©canismes de rĂ©fĂ©rencement (Passerelles) : DĂ©finir comment et quels types d’affaires (ex : litiges civils mineurs) peuvent ĂŞtre transfĂ©rĂ©s de la justice informelle vers la justice formelle (et vice-versa) pour dĂ©sengorger les tribunaux ;
- Adaptation des cadres de concertation : Évaluer la faisabilitĂ© d’intĂ©grer des leaders communautaires dans les instances de dĂ©cision locale et d’harmoniser les procĂ©dures avec le droit formel ;
- Formation et sensibilisation : Étudier l’impact de la formation des acteurs informels sur le droit Ă©tatique et la sensibilisation des communautĂ©s aux alternatives juridiques.
Méthodologie : L’étude devra adopter une approche participative et inclusive, combinant plusieurs méthodes :
- Revue documentaire et analyse du cadre juridique ;
- Entretiens avec les acteurs clés (magistrats, forces de sécurité, autorités traditionnelles, société civile) ;
- Consultations avec les institutions partenaires ;
- Discussions de groupe et ateliers de validation ;
- Analyse comparative des mécanismes de coordination existants ;
- Cartographie des Parcours de Justice : Analyse de la navigation entre justice formelle (tribunaux, police, gendarmerie) et justice informelle (cadis, médiateurs, chefs communautaires, parajuristes) ;
- Barrières d’accès et CoĂ»ts rĂ©els : Identification des obstacles Ă©conomiques, gĂ©ographiques, linguistiques et psychologiques qui empĂŞchent l’accès au droit ;
- Perception de la lĂ©gitimitĂ© et confiance : Analyse de la confiance accordĂ©e par les justiciables aux institutions Ă©tatiques vs coutumières, et de la perception d’Ă©quitĂ©, de cĂ©lĂ©ritĂ© et de neutralitĂ© ;
- Voies de recours (Legal DĂ©cision Making) : Comprendre les critères de sĂ©lection d’une voie de recours (coĂ»t, rapiditĂ©, connaissance, rĂ©putation) ;
- ExpĂ©rience du justiciable (Voix des usagers) : Inclusion ciblĂ©e d’entretiens (notamment avec des groupes vulnĂ©rables) pour recueillir les expĂ©riences vĂ©cues plutĂ´t que les seules statistiques officielles ;
- MĂ©canismes de Suivi de l’Accès : Évaluer l’efficacitĂ© des solutions de « justice de proximité » et l’articulation entre les diffĂ©rents systèmes de rĂ©solution des conflits.
Une attention particulière devra être accordée :
- À la dimension genre et inclusion ;
- À l’accès à la justice dans les zones affectées par l’insécurité.
- Revue documentaire :
Le consultant réalisera une analyse documentaire portant notamment sur :
- Les lois et textes réglementaires relatifs au système formel de justice pénale, les agences spécialisées dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée (CTO) ;
- La loi portant valorisation des légitimités traditionnelles et coutumières en République du Mali
- Les lois et textes réglementaires relatifs à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée (CTO) ;
- Les rapports d’activités et statistiques disponibles ;
- Les documents de politique publique en matière de justice pénale, les agences spécialisées dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée (CTO) ;
- Les outils et procédures internes existants ;
- Tout document pertinent produit par le Ministère de la Justice.
- Groupes de discussion :
Le consultant participera à l’atelier diagnostic qui sera organisé par le ministère de la justice via la Direction nationale des affaires judiciaires et du sceau. Cet atelier servira d’espaces d’échanges avec les acteurs, afin d’identifier leurs besoins, contraintes et attentes. Il exploitera en outre les travaux de groupes et restitutions.
- Entretiens ciblés :
Le consultant mènera des entretiens semi-directifs avec les principaux acteurs impliqués qui seront définis de concert avec le ministère et l’IDLO. A cet effet, un échantillon sera constitué ou défaut, une liste d’informateurs clés sera établie.
- Visites terrain :
- Des missions de terrain pourraient être organisées dans le cadre de la justice formelle et la justice informelle, des pôles de justice pénale, les agences spécialisées dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée (CTO) ;
Analyse, consolidation et validation
Le consultant analysera les données collectées et consolidera les besoins. Un rapport provisoire sera soumis pour observations avant la finalisation du rapport définitif
LIVRABLES ATTENDUS : A l’issue de la consultation, les livrables suivants sont attendus :
- Une note de cadrage contenant la compréhension des TDRS, la méthodologie, les outils de collecte, une proposition de liste des structures et personnes ressources clés à rencontrer ainsi que le calendrier détaillé de la consultation ((dans la première semaine de la mission) ;
- Rapport provisoire de l’étude qui Évalue le niveau de coordination entre la justice formelle et la justice informelle ; Évalue le niveau de coordination et de coopération pour les affaires de criminalité transnationale organisée (CTO) et le terrorisme ; Analyse les lacunes pour les affaires de criminalité transnationale organisée (CTO) et de terrorisme ; Examine la possibilité de reproduire le modèle des CdC pour les affaires de criminalité transnationale organisée (CTO) et de terrorisme ; Formule des recommandations stratégiques et opérationnelles ;
- PrĂ©sentation de dĂ©briefing Ă mi-parcours avec l’équipe de l’IDLO, en mettant l’accent sur un rĂ©sumĂ© des conclusions et des recommandations ;
- Rapport final de l’étude, intégrant les observations ;
- Un rapport global de la consultation.
Le rapport final devra inclure :
- Analyse du contexte ;
- Résultats de l’étude ;
- Identification des lacunes ;
- Recommandations stratégiques ;
- Pistes d’intervention pour le futur programme.
Job Requirements PROFIL ET QUALIFICATION DU CONSULTANT : Le consultant devra disposer des qualifications suivantes :
- Diplôme universitaire avancé (Minimum Bac +5) en droit, criminologie, sciences politiques, relations internationales ou domaine connexe ;
- Au moins 8 à 10 ans d’expérience dans le domaine de la justice pénale ou de l’Etat de droit ;
- Expertise démontrée dans :
- La réforme du secteur de la justice ;
- La lutte contre le terrorisme ;
- La criminalité transnationale organisée.
- En outre, il doit justifier d’une expérience avérée dans la conduite d’études ;
- Avoir une expérience dans l’élaboration de plans d’actions serait un atout ;
- Posséder de solides compétences rédactionnelles et analytiques en langue française.
Terms & Conditions Procedure de recrutement et délai d’exécution Les personnes intéressées par la présente mission sont priées de transmettre leurs propositions par E-mail à ycisse@idlo.int au plus tard le 10 Avril 2026 à 14 heures GMT et
contenant :
▪ Une offre technique n’excédant pas trois (03) pages et contenant des précisions sur la compréhension des TDR et une proposition d’approche méthodologique ;
▪ Une offre financière sous la forme d’un devis pour l’ensemble de la prestation ;
▪ Un CV de l’expert(e)/consultant(e) comportant des indications sur les spécialisations du/de la candidat(e) et les éventuelles expériences en lien avec l’étude demandée.
CONSIDERATIONS ETHIQUES ET RESPECT DU CODE DE CONDUITE DE L’IDLO
L’expert(e) devra exécuter la prestation avec la diligence et l’efficience requises, conformément à un niveau élevé de bonne conduite morale et éthique et suivant les bonnes pratiques professionnelles. Il assurera la prestation en veillant pleinement à leur adéquation et leur qualité. Il s’engage au strict respect de code de conduite des fournisseurs de l’IDLO qui sera mis à sa disposition
La date indicative de démarrage de la mission de terrain est fixée au mi-avril 2026. La date prévisionnelle de fin de la mission est fixée au 05 mai 2026 (y compris la production des livrables).
Responsablité : Le consultant travaillera sous la supervision du Programme Lead et de l’équipe de l’IDLO qui facilitera l’accès aux informations, validera les orientations méthodologiques et examinera les livrables produits. Le point de l’avancement de l’évolution de ses travaux se fera conformément au planning pour s’assurer de leur évolution.
LIEU : Le consultant sera basé à Bamako, au Mali, et devra se déplacer sur les lieux concernés selon les besoins.
ÉCHÉANCIER DE PAIEMENT : Le paiement sera effectué en plusieurs versements en fonction des livrables, avec 30 % à la soumission et la validation de note de cadrage,40 % à la soumission du rapport provisoire de l’étude, et 30 % à la finalisation du rapport final de l’étude, intégrant les observations.
TERMES ET CONDITIONS : La mission devrait idĂ©alement se dĂ©rouler d’avril -Mai 2026. Il s’agit d’une mission rĂ©munĂ©rĂ©e au rĂ©sultat, le paiement Ă©tant effectuĂ© après la production de livrables satisfaisants, pour une rĂ©munĂ©ration totale prĂ©vue de cinq mille cinq cents euros (5,500 euros). L’IDLO prendra en charge les coĂ»ts liĂ©s au voyage et l’hĂ©bergement dans les localitĂ©s concernĂ©es. Les services seront rendus Ă Bamako, au Mali.
Pour postuler, cliquez sur le lien suivant : https://careers-idlo.icims.com/jobs/1704/un-%28e%29-consultant-%28e%29-pour-la-r%c3%a9alisation-d%e2%80%99une-%c3%a9tude-cibl%c3%a9e-touchant-les-volets-de-justice-coutumi%c3%a8re-et-criminalit%c3%a9-transnationale-organis%c3%a9e-au-mali/login?mobile=false&width=1265&height=500&bga=true&needsRedirect=false&jan1offset=0&jun1offset=0

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